Le 11 février

 

Journée mondiale du malade

 

Homélie du cardinal Parolin aux pélerins à Lourdes


Aimons-nous les uns les autres (Ps 102) Texte AELF (Association Épiscopale de Liturgie Francophone), Compositeur : Jean-Marc Duménil, Editeur : ADF-Musique


Le mot de François

 

"Nous avons besoin de chrétiens qui rendent visible aux hommes d’aujourd’hui la miséricorde de Dieu, sa tendresse pour chaque créature. Nous savons tous que la crise de l’humanité contemporaine n’est pas superficielle, elle est profonde. C’est pourquoi la nouvelle évangélisation, alors qu’elle appelle à avoir le courage d’aller à contre-courant, de se débarrasser des idoles pour se convertir à l’unique vrai Dieu, ne peut qu’utiliser le langage de la miséricorde, fait de gestes et d’attitudes avant même que de mots. L’Église au milieu de l’humanité d’aujourd’hui dit : « Venez à Jésus, vous tous qui êtes fatigués et opprimés, et vous trouverez le repos pour vos âmes »"

Informations paroissiales

- Aumonerie recrute

- Nouveaux honoraires des offices

 


Paysans de « plein champ ».

 

Les moines pratiquent le « plain-chant », les agriculteurs de mon canton aussi, à deux consonnes et une voyelle près. Baptiste, soixante ans, agriculteur, célibataire a été victime d’un AVC. Au dire de tous, l’homme n’était qu’accueil, disponibilité, jovialité. La foule recueillie s’est pressée à ses obsèques.

 

 

 

Ce n’était guère la rentabilité de sa ferme qui le motivait, mais la passion du métier, de la terre et des bêtes. Sa mort est le symbole cruel d’une agriculture française qui souffre mais qui s’accroche. Certains prédisent la disparition de ces paysans anachroniques qui ne vivent pas encore sous serre,  qui n’exploitent pas une usine à veaux et qui respectent le rythme des saisons. Si d’aventure  cette agriculture-là  disparaissait, ce n’est  pas seulement  une culture parmi d’autres qui viendrait à manquer mais la racine centrale qui maintient l’Humanité debout. Dans l’Humanité il y a l’humus. Ces agriculteurs n’ont pas pour seule vocation, aussi noble soit-elle, de nourrir leurs frères. Ils sont les garants et les gardiens de la nature même de l’Humanité. Il ne manque pas de théories pour affirmer que l’homme est un animal comme les autres et le mode de vie de certains tend à le confirmer. « Un homme, disent-elles, ça naît, ça travaille pour manger, ça se reproduit, ça meurt. Point ! » Aujourd’hui, d’autres prétendent  le contraire : l’homme bientôt sera capable de se rendre immortel, de se faire Dieu. Les deux affirmations aboutissent au même résultat : le refus de l’Humanité en tant que telle.

 

 

 

 Le  Christianisme maintient que l’homme est à la fois fils de la terre et fils de Dieu. En venant restaurer en nous l’image de Dieu altérée par nos divagations, le Christ lui a rendu la ressemblance  au Père. Mais cela, Il l’a accompli  sans nous affranchir de notre condition mortelle et terrestre. Lui-même, tout Fils de Dieu qu’Il était, ne s’est pas soustrait à la mort. Au contraire, Il a fait de celle-ci une naissance.

 

(Abbé Jean Casanave)