Si tu veux tutoyer l’avenir commence par vouvoyer le passé avec respect ! Un vieux prêtre béarnais cherche dans sa mémoire les clefs pour comprendre l’aujourd’hui et le futur…

L'UN DE VOUS

L'UN DE VOUS

PRETRE D'UNE FIN DE SIECLE

"Ce livre, écrit à l’occasion de mon jubilé (50 ans de prêtrise). J’ai voulu montrer aux générations actuelles que le chemin emprunté par le témoignage de vie des chrétiens et par la pastorale des prêtres marqués par le Concile Vatican II n’était pas une simple concession aux idées du temps mais bien la conséquence de l’Incarnation, élément essentiel de notre Foi."

L’auteur de ce récit a connu la civilisation paysanne des années 50 qui confondait son calendrier avec celui des Saints, l’époque des « trente glorieuses » qui avait pour dieu le progrès et les grandes désillusions qui ont suivi. Il côtoie aujourd’hui ces jeunes confrères et voit croître un fossé d’incompréhensions et de malentendus. Sans complaisance mais sans acrimonie, il essaie d’expliquer comment les prêtres et les fidèles laïcs de sa génération, aidés en cela par l’évènement conciliaire, ont voulu incarner dans le temps qui était le leur, l’Evangile du Christ afin de le rendre lisible et visible. Sera-t-il entendu ? Effacera-t-il les à priori trop faciles ?

Blog de Jean Casanave

 

Inscriptions au catéchisme au presbytère

les mercredi 18 et samedi 21 septembre de 10h à 12h


Le mot de François

 

"Nous avons besoin de chrétiens qui rendent visible aux hommes d’aujourd’hui la miséricorde de Dieu, sa tendresse pour chaque créature. Nous savons tous que la crise de l’humanité contemporaine n’est pas superficielle, elle est profonde. C’est pourquoi la nouvelle évangélisation, alors qu’elle appelle à avoir le courage d’aller à contre-courant, de se débarrasser des idoles pour se convertir à l’unique vrai Dieu, ne peut qu’utiliser le langage de la miséricorde, fait de gestes et d’attitudes avant même que de mots. L’Église au milieu de l’humanité d’aujourd’hui dit : « Venez à Jésus, vous tous qui êtes fatigués et opprimés, et vous trouverez le repos pour vos âmes »"


La soumission des clercs


Il apparaît de plus en plus manifeste que les professionnels de l’intelligence, ou ceux que  l’on croyait tels, ont déserté le sol français. Une sorte de frénésie du petit écran s’est emparé de ceux dont la parole était, naguère, aussi rare que recherchée. Mais pour « passer aux informations du 20h » il faut s’aplatir sous la vague qui enfle, raccourcir ses propos et simplifier à outrance, sachant que le maître de l’antenne va couper systématiquement la parole avant la fin de la démonstration. Il faut bien qu’il affiche lui aussi qu’il connaît le sujet, puisqu’il a lu les fiches qu’il a sous le nez ! Malgré ces conditions détestables pour exposer une pensée et la rendre audible à une majorité de concitoyens, ce qui reste dans notre pays de philosophes, sociologues, politologues et spécialistes en tout genre se prête avec une complaisance gourmande aux délices des studios. Il faut reconnaître à leur décharge, qu’à part des publications destinées souvent à leur pairs, ils n’ont guère le choix du média et on peut donc leur pardonner cette alliance souvent contre nature entre la pensée développée et l’ image séquencée!

Mais  ce qui est impardonnable, c’est cette soumission dont ils font preuve à l’égard de ce monstre bardé de pourcentages que l’on nomme l’Opinion, qui n’a de publique que l’adjectif. En effet, c’est souvent par une grossière manipulation des consciences et des chiffres, que la classe médiatique dominante forge cette idole enjôleuse en cachant les aspects néfastes de son travail de séduction.

Que l’illustre Académie Française n’ait pas proposé un autre nom que celui de « mariage » à l’union de deux personnes du même sexe…
Que les dérives probables de ce qu’on appelle le droit à l’enfant (pour tous !) soient passées sous silence…
Que le risque de marchandisation de l’être humain soit minimisé…
Que toutes les mises en garde finissent dans la géhenne des conservatismes ringards…
 en dit long sur cette sorte de « trahison des clercs » à l’envers.

Mesdames, Messieurs les penseurs, révoltez-vous contre la dictature audiovisuelle, opposez aux slogans racoleurs, à l’instar de Sylviane Agacinski, les idées solidement étayées. Sinon , un jour, le peuple dupé ne vous écoutera plus et crèvera l’écran à coups de colère…

Jean Casanave